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Me Dominique Perben à l'Université de Tel-Aviv: Je ne voudrais pas que l'histoire bégaye

Me Dominique Perben, ancien Garde des Sceaux et ancien ministre des transports, était du 2 au 6 mai l'invité de l'Association française de l'Université de Tel-Aviv, dont il est depuis 2005 membre du comité d'honneur, dans le cadre des évènements annuels du Conseil des Gouverneurs de l'Université. Il a notamment participé au lancement du partenariat entre la Faculté de droit de l'UTA et Sciences Po, et donné une conférence sur l'indépendance de la justice. Répondant a nos questions et à celles de Daniel Rouach, président de la Chambre de commerce Israël-France (CCIIF), il présenté sa courageuse position contre la montée de l'antisémitisme en France et comme fervent ami d'Israël.

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Q.: Quel est votre sentiment depuis ces quelques jours passés en Israël ?

R.: "Ce qui est saisissant, c'est ce sentiment d'énergie, en particulier à l'Université de Tel-Aviv, mais aussi la conjonction du dynamisme, de la culture et de l'expérience de ce pays, qui donne quelque chose de très puissant".

Q.: A l'occasion du lancement du partenariat entre la Faculté de droit de l'UTA et l'Ecole de droit de Sciences Po, vous avez participé à un colloque sur l'indépendance de la justice. Comment s'est-il déroulé ?

R.: "Au cours du colloque ont été présentées deux approches universitaires, et la mienne, à partir de mon expérience comme ancien ministre de la justice. Pour moi, il s'agissait de mettre en valeur la nécessité de préserver la possibilité pour le pouvoir politique d'assumer la protection de la population au niveau de l'acte de poursuite. Bien que les approches étaient différentes car le contexte n'est pas le même en France et en Israël, l'état d'esprit général reste identique: le pouvoir politique est responsable. En France, il faut mettre un coup d'arrêt à l'antisémitisme. C'est pourquoi j'ai été cosignataire du Manifeste contre le nouvel antisémitisme qui a circulé en avril dernier et m'a été présenté par mon ami François Heilbronn".

Q.: Comment à votre avis peut-on agir contre ce nouvel antisémitisme ?

R.: " Trop souvent en France l'excuse sociale est cause d'immobilisme. J'avais mis en place à l'époque un 'système d'alerte' dans les départements qui permettait à mon équipe de savoir ce qui s'y passe et de donner des instructions au Procureur de la République. Il faut réagir très fermement, sanctionner chaque acte et adopter un discours intransigeant. En matière de lutte antiraciste, il faut être dans l'intransigeance. Il n'y a pas d'excuse. Sinon vous perdez la bataille".

Q.: Etes-vous optimiste quant à l'avenir ?

R.: Je suis un passionné d'histoire. Je ne voudrais pas que l'histoire bégaye. Ma génération vit dans une Europe qui a pu croire que l'histoire n'était plus tragique. Mais elle l'a toujours été et le sera toujours.

Photo: Michal Roche-Ben Ami