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LA PRESSE JUIVE DU PASSÉ DÉSORMAIS SUR INTERNET

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ssu d'une coopération entre l'Université de Tel-Aviv et la Bibliothèque nationale de Jérusalem, ainsi que d'une collaboration avec d'autres universités et organisations juives dont la Bibliothèque de l'Alliance israélite universelle à Paris, le site internet La Presse juive du passé offre la possibilité de consulter une collection de journaux juifs publiés dans différents pays, dans leur langue d'origine et couvrant des périodes pouvant aller de 1850 à nos jours.

Ce site gratuit propose actuellement la version digitalisée de près de 35 parutions allant du Palestine Post (1930-1950) au quotidien juif polonais en yiddish Heint (1918-1939), en passant par les journaux en français des communautés juives du Maroc et d'Egypte et le premier périodique juif américain L'Occident. Mais il ne se contente pas d'afficher les pages digitalisées de chaque journal, le site est aussi interactif et permet de faire une recherche dans plusieurs journaux à la fois pour une communauté donnée, une famille, des personnalités ou des événements. Il est consultable aussi sur trois interfaces : hébreu, français et anglais.

Comptant dès à présent pas loin d'un million de pages, le site La Presse du passé est en passe de devenir la base de données la plus importante pour le judaïsme mondial des XIXe et XXe siècles. Son potentiel pour les chercheurs comme les particuliers est immense et s'adresse à des disciplines ou des centres d'intérêt tels que l'histoire, la littérature, la linguistique, les médias, l'économie, etc.

Son instigateur, Yaron Tsur, Professeur d'histoire juive à l'Université de Tel-Aviv et Directeur du Centre de documentation pour les communautés juives en terre d'Islam, passionné d'histoire et de culture juive, s'est donné pour but de publier dans leur langue d'origine le plus grand nombre possible de journaux des différentes régions de la diaspora juive.

L'équipe qui anime le site et l'association à but non lucratif La Presse du passé à l'origine de ce projet ont bénéficié de l'octroi de trois bourses consécutives de Yad Hanadiv, ils sont désormais à la recherche de nouveaux financements afin de poursuivre ce travail si important pour la mémoire du peuple juif. Ils sont également à la recherche, auprès de particuliers ou
d'organisations juives, de collections entières de journaux qu'ils n'auraient pas encore numérisés.

Nous comptons sur votre aide pour qu'ils puissent poursuivre leur œuvre.

A consulter sans plus tarder sur http://jpress.org.il

Geneviève Zarka, journaliste

LA COLLECTION FAÏTLOVITCH ET L’HÉRITAGE DE LA COMMUNAUTÉ JUIVE ÉTHIOPIENNE À L’UNIVERSITÉ DE TEL-AVIV

Située dans la bibliothèque centrale Sourasky depuis 1974, au cœur de l’Université de Tel-Aviv, la collection Faïtlovitch consacrée à l’Éthiopie et à sa communauté juive est unique au monde.

franceC’est en 1904 que le Dr. Jacques Faïtlovitch, – né en Pologne et ayant reçu une formation universitaire à Paris -, entreprend un premier voyage en Éthiopie, à la suite duquel il va consacrer sa vie à la communauté juive de ce pays de la Corne d’Afrique. Celui qui recevra le surnom de « père des Falachas » n’aura de cesse, jusqu’à son décès à Tel-Aviv en 1955, d’œuvrer en faveur des Béta-Israël et luttera sans répit pour qu’ils puissent s’instruire, acquérir une émancipation matérielle, et renforcer les liens avec le judaïsme mondial, afin de sauver cette « tribu perdue d’Israël ». En parallèle, il va constituer une collection scientifique unique en son genre de milliers de livres, de manuscrits – dont une quarantaine de livres religieux éthiopiens rares -, de documents personnels originaux, d’imprimés, journaux et revues dans diverses langues, ainsi que de matériaux photographiques. Entièrement consacrée à la Corne d’Afrique, au judaïsme éthiopien et aux activités en faveurs des Béta-Israël pendant la première moitié du 20ème siècle, cette collection constitue les seules archives historiques de la communauté juive d’Éthiopie pour cette période. Aujourd’hui, bientôt trente ans après l’opération aérienne « Moïse » et vingt ans après l’opération « Salomon », – points culminants de l’immigration juive d’Éthiopie en Israël -, la collection Faïtlovitch suscite un regain d’intérêt non seulement de la part des chercheurs et universitaires, mais surtout des membres de la communauté juive éthiopienne : c’est en effet le seul endroit où, au travers des textes religieux ou des documents historiques qui s’y trouvent, ils peuvent renouer avec le passé, bien souvent ignoré, de leur communauté. En outre, ses archives touchant essentiellement à la genèse des relations entre le judaïsme éthiopien et le monde juif occidental à l’époque moderne, la collection Faïtlovitch constitue un patrimoine capital des Juifs d’Éthiopie en Israël, susceptible, une fois accessible au grand public, de renforcer le statut de cette communauté et donc de contribuer à son intégration, encore difficile, au sein de la société israélienne.

Consciente de la valeur culturelle et historique de cette collection si particulière, l’Université de Tel-Aviv a décidé de monter, non loin de la salle des archives Faïtlovitch à la bibliothèque Sourasky, une exposition permanente constituée de photos et documents de la collection. En outre, elle projette de numériser les archives de la Collection Faïtlovitch, afin de les mettre à disposition en ligne, sur le site internet de l’université consacrée aux communautés juives d’orient ( http://jic.tau.ac.il).

Une telle numérisation permettra un accès libre à tous les documents et photos de la collection, dont pourront jouir les chercheurs comme le grand public.

La numérisation des archives, ainsi que l’exposition permanente, permettront de donner une visibilité plus grande à la collection Faïtlovitch, tout en soulignant l’importance que l’Université de Tel-Aviv accorde à l’héritage de la communauté juive éthiopienne.

Ce projet de numérisation, – qui n’inclurait les matériaux photographiques que dans un second temps -, ainsi que le travail scientifique qui l’accompagne, nécessite un budget de 50 000 euros, que les Amis français espèrent réunir avec votre aide généreuse.

Pour plus de détails sur la collection, contactez Haim Admor par mail: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Pour contribuer au projet de numérisation, contactez les Amis français par  mail: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou par téléphone : 01 40 70 18 40

shnizel bazal

PROJET DE DÉVELOPPEMENT D’UN PROGRAMME DE DIAGNOSTIQUE PAR IMAGERIE LASER POUR LA DÉCOUVERTE DE NOUVEAUX MÉDICAMENTS CONTRE LA MALADIE DE PARKINSON

Un chercheur de l’université de Tel-Aviv a mis au point un dispositif aboutissant à la fabrication de médicaments susceptibles d’améliorer le traitement de la maladie de Parkinson et de la prévenir.

Le Prof. Yehiel Elkabetz, chef du laboratoire de Biologie des cellules souche pluripotentes neurales de la faculté de Médecine de l’Université de Tel-Aviv a mis au point un système sophistiqué permettant d’aboutir à la fabrication de médicaments susceptibles d’améliorer le traitement de la maladie de Parkinson, voire de la prévenir. L’outil diagnostique élaboré permet d’identifier les comportements anormaux de certains neurones des patients atteints de la maladie, afin de repérer les produits chimiques susceptibles de les combattre, pour les transformer en médicaments.

L’un des objectifs à long terme du groupe de recherche du Prof Elkabetz est de comprendre pourquoi certains neurones des patients atteints de la maladie de Parkinson ou de la SLA (maladie de Lou Gehrig ou maladie de Charcot) dégénèrent et meurent. Pour comprendre ce processus, il est nécessaire comparer des neurones sains à des neurones malades. Le but de la recherche entreprise par les chercheurs du laboratoire est donc d’examiner en parallèle le comportement de neurones développés à partir de cellules souche provenant de donneurs en bonne santé avec ceux émanant de patients souffrant de maladies neurodégénératives.

Comparer in-vitro le comportement des cellules saines et celles des cellules malades

Pour ce faire, on prélève par biopsie des cellules dermiques provenant à la fois de donneurs en bonne santé et de patients souffrant de ces maladies. Puis, ces cellules sont manipulées génétiquement afin de les convertir en cellules souches pluripotentes induites (voir plus loin), identiques aux cellules embryonnaires. Celles-ci sont ensuite transformées en neurones, rendus fluorescents sous observation. Ces cellules fluorescentes sont alors suivies au moyen d’un microscope au laser multiphotonique confocal pendant toute leur durée de vie. Il s’agit d’un processus long et visuellement dynamique qui peut durer plusieurs jours, voire plusieurs semaines, et requiert un système de visualisation sophistiqué comprenant un laser puissant capable de pénétrer des tissus épais pouvant contrôler des cellules sur un laps de temps long. Au cours de cette étape, tout comportement anormal des neurones dérivés de cellules provenant de malades, différent de celui des neurones sains sera identifié et étudié. Le laboratoire s’adressera à une compagnie pharmaceutique qui fournira au minimum 3000 médicaments à tester.

La recherche en médecine régénérative

Le prof Elkabetz a commencé à étudier les cellules souches pluripotentes en 2004, pendant son post-doctorat au Département de Biologie des cellules tumorales de l’Institut Sloan-Kettering pour la Recherche sur le cancer aux Etats-Unis, puis au laboratoire pour la Recherche sur les cellules souches et la SLA de l’université Columbia de New-York. Son laboratoire de biologie des cellules souche pluripotentes neurales de la faculté de Médecine de l’Université de Tel-Aviv s’est spécialisé dans la fabrication de neurones à partir de cellules souches pluripotentes.

Les cellules souches sont présentes dans l’embryon, dès les toutes premières étapes de son développement. Ce sont elles qui, en se développant, vont former le tissus de tous les organes du corps de l’individu. Ces cellules souches existent également chez les adultes, permettant le remplacement les cellules de certains organes, détruites lors d’accidents ou de maladie. Elles présentent donc un potentiel remarquable pour la recherche en médecine dite régénérative. Il existe plusieurs types de cellules souches. Les cellules souches unipotentes ne peuvent produire qu’un seul type de tissu cellulaire. Les cellules multipotentes peuvent donner naissance à plusieurs types de cellules, mais avec une potentialité restreinte. Les cellules souches pluripotentes, quant à elles prolifèrent de manière anarchique et sont aptes à former n’importe quel tissu de l’organisme.

 Promesses et défis

Depuis 2006, ces dernières peuvent également être fabriquées en laboratoire, à partir de cellules humaines adultes. Alors appelées cellules souches pluripotentes induites (iPScells en anglais), ces cellules sont identiques aux cellules souches embryonnaires et sont considérées comme l’une des avancées majeures de la biotechnologie récente. En effet, les chercheurs peuvent à présent « reproduire » une maladie en laboratoire, et donc en observer le fonctionnement, en prélevant des cellules dermiques d’un patient et en les convertissant en cellules souches pluripotentes induites, identiques aux cellules embryonnaires de ce même patient. Les cellules « malades » peuvent alors être utilisées, comme c’est le cas dans le projet de recherche du Prof. Elkabetz sur la maladie de Parkinson, pour rechercher de nouveaux médicaments et les tester.

On voit cependant le principal défi auquel doit faire face une telle recherche. Les scientifiques commencent juste à comprendre la manière dont les cellules souche embryonnaires évoluent en laboratoire. Or le système nerveux, tout comme d’autres organes du corps, contient des cellules potentiellement transformables. Le but des chercheurs est de produire des cellules souche bien définies pour remplacer celles manquantes chez les malades; mais de telles cellules peuvent également devenir indépendantes et se transformer en tumeurs cancéreuses ou autres cellules souche « sauvages » aux effets indésirables. Il s’agit donc d’éviter la mutation de ces cellules en Dr Jekyll et Mr. Hyde.

Un outil diagnostique puissant

Le succès de l’identification du comportement anormal des neurones provenant des cellules dermiques de malades du Parkinson est cependant susceptible de constituer un outil diagnostique puissant de la maladie: toute personne susceptible de développer la maladie pourra prévoir à l’avance son éventualité en fonction de sa propre biopsie, ceci permettant le développement d’un traitement préventif. De plus, la possibilité de comparer des neurones sains et des neurones malades permettra de mettre au point un programme pour tester de nouveaux éléments chimiques qui combattent le comportement des neurones malades, transformables en médicaments potentiels pour le traitement et la prévention de la maladie.

Le matériel le plus important afin d’obtenir les résultats escomptés, et le plus couteux  – le microscope multi-photon confocal – a pu être acheté avec l’aide d’une dotation de 280 000$ de la Fondation Israélienne pour la Science obtenue par l’intermédiaire de l’Université de Tel-Aviv, et une subvention supplémentaire de 76000$ de la David & Inez Myers Foundation dans l’Ohio. Le projet de recherche doit donc démarrer en décembre 2012.

Pour contribuer à ce projet, contactez les Amis français par mail:  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou par téléphone : 01 40 70 18 40