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Diner de gala de l'Association française de l'Université de Tel-Aviv pour la pré-ouverture de l'Hôtel Lutetia

Les Amis français de l'Université de Tel-Aviv ont organisé la semaine dernière un prestigieux dîner de gala à l'occasion de la réouverture de l'Hôtel Lutetia, emblématique établissement de la Rive Gauche de Paris, en présence de Bruno Le Maire, ministre de l'Économie et des Finances, invité d'honneur, de Dominique Perben, ancien ministre de la Justice, du Prof. Joseph Klafter, Président de l'Université, et du Prof. François Heilbronn, président des Amis français.

Gala Lutetia 7.18Participaient également au diner le philanthrope et homme d'affaire israélien Alfred Akirov, docteur honoris causa de l'UTA, qui parrainait l'évènement, Claude Cohen-Tannoudji, Prix Nobel, Jean-Michel Wilmotte, l'architecte chargé de la rénovation de l'hôtel, Jean Robert Pitte, de l'Académie des Sciences Morales et Politiques, Amos Elad, Vice-président de l'UTA, ainsi que de nombreux membres de l'Association, des hommes d'affaires israéliens et des sympathisants et amis français.

 Le ministre Bruno Le Maire, qui a récemment visité l'Université de Tel-Aviv avec une délégation française, s'est vu remettre la médaille du Président de l'Université par le Prof. Klafter, en reconnaissance de son rôle central dans le renforcement des relations israélo-françaises, en particulier dans les domaines universitaires et économiques; de ses efforts pour combattre l'antisémitisme et le racisme en France et son engagement pour renforcer la position de la communauté juive de France; son précieux soutien à l'Association française de l'Université de Tel-Aviv depuis de nombreuses années; et son amitié chaleureuse et de longue date envers l'État d'Israël et le peuple juif.

L'événement a marqué la pré-ouverture de l'emblématique Hôtel Lutetia, lieu historique qui a eu droit à une nouvelle jeunesse après une fermeture de quatre ans pour rénovation. Initialement ouvert en 1910 pour loger les fournisseurs et la clientèle provinciale du Bon Marché, l'hôtel s'est vu réquisitionné par les forces d'occupation nazie pendant la seconde guerre mondiale. Fermé en 2014 pour travaux il a été restauré dans son décor Art nouveau par l'architecte renommé Jean-Michel Wilmotte et son équipe.

Dans son allocution, le Prof. Klafter a évoqué les liens internationaux de l'Université de Tel-Aviv qui permettent au monde de partager l'excellence scientifique et technologique israélienne, à un moment où certains gouvernements et groupes divers tentent d'isoler Israël. Il a également évoqué les efforts de l'Université pour restaurer l'image d'Israël dans le monde et mettre en valeur sa contribution positive au bien-être des populations du globe.

Le Prof. François Heilbronn a souligné le dynamisme des relations entre la France et Israël dans les domaines scientifiques, culturels et universitaires. Il a particulièrement insisté sur les relations académiques entre l'université de Tel-Aviv et les institutions françaises majeures comme Sciences Po, la Sorbonne, l'EHESS (Ecole des hautes études en sciences sociales) et d'autres.

 

Sur la photo, de droite à gauche : le Prof. François Heilbronn, Président de l'Association, le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire, le Prof. Klafter, Président de l'UTA et l'homme d'affaires Alfred Akirov (Crédit: Samuel Saadoun)

Les amis de l’Université de Tel-Aviv sur le chantier de fouilles de Megiddo

En avant-première de l'ouverture de la saison des fouilles, les Amis francophones de l'Université de Tel-Aviv se sont rendus sur l’impressionnant site archéologique de Megiddo, que leur a fait découvrir le Prof. Israël Finkelstein du Département d'archéologie de l'Université, co-directeur du chantier depuis vingt ans.

FinkelMegiddo est l’un des plus importants sites archéologiques en Israël et dans tout le Levant pour l’âge du bronze (3300 à 1200 BCE[1]) et du fer (1200 à 586 BCE – destruction du premier temple et exil à Babylone), c'est-à-dire la période biblique. Située en Basse-Galilée, en surplomb de la vallée de Jezréel, silo à grains de l'Israël antique, l'ancienne ville de Megiddo dominait les principales routes commerciales et militaires reliant l'Assyrie, Byblos et l'Egypte (la Route de la Mer, qui deviendra la Via Maris des Romains). C’est pourquoi on y retrouve des traces de peuplement allant du 7e millénaire jusqu'à 500 BCE, soit un empilement de couches archéologiques de 35 civilisations.

"Une icône culturelle"

Pour cette raison, le site de Megiddo a été le plus fouillé du Levant, depuis la mission de la German Society for Oriental Research (1903-1905) aux fouilles d'Yigaël Yadin dans les années 60, en passant par la grande expédition de l'Université de Chicago en 1925, financée par une donation de la famille Rockefeller. Les fouilles actuelles sont menées depuis 1994 par l'Université de Tel-Aviv, en collaboration avec l'Université de Pennsylvanie, et plus récemment le Collège de France. Le site comportant le plus de monuments intacts de la période biblique en Israël, l'Unesco l’a inclus en 2004 dans la liste du Patrimoine mondial comme représentant le monde de la Bible. Sur le chantier travaillent des étudiants de deuxième et troisième cycles de l’Université de Tel-Aviv et de diverses universités dans le monde.

Fouilles2Megiddo, explique le Prof. Finkelstein, est mentionnée dans toutes les archives étudiées par les historiens et les archéologues: les écrits bibliques, les inscriptions égyptiennes (période du bronze) et les sources assyriennes, car elle devient la capitale de l'Assyrie après la chute du royaume d'Israël en 722 BCE. Dans le nouveau Testament, Megiddo est le lieu de l'Armageddon (déformation de son nom hébreu ‘Har Megiddo’, la colline de Megiddo), où se déroulera la dernière bataille entre les forces du Bien et celle du Diable.

« Megiddo est une icône culturelle », explique le Prof. Finkelstein qui rappelle qu'elle fut choisie pour la première visite en Israël du représentant officiel de l'Eglise catholique, le pape Paul VI, en 1964. (« Je viens à vous de la ville éternelle de Rome », avait déclaré celui-ci au Président Shazar qui avait alors répondu « Et moi, je viens à vous de la cité éternelle de Jérusalem, capitale de David, vers Megiddo, capitale de Salomon »).

Un tombeau royal

Comme le précise le Prof. Finkelstein, les fouilles de Megiddo se concentrent sur deux périodes différentes de l'histoire : celle de l'âge du bronze (3000-1200 BCE), période cananéenne, où la ville fut le riche centre de l'administration égyptienne du pays de Canaan, et celle de l'âge du fer, période des rois d'Israël. Les fouilles de l'Université de Chicago ont révélé la stratification chronologique du site et mis à jour les principaux monuments visibles aujourd'hui: l'enceinte sacrée, les fortifications monumentales et les portes (période du bronze), le système hydraulique souterrain les palais et les écuries (période du fer). « Malheureusement les méthodes de travail à cette époque était très différente des nôtres », rappelle le Prof. Finkelstein. « Les archéologues de l’Université de Chicago ont excavé jusqu'à la roche avec des bulldozers, sectionnant tout le haut  du tell, soit près de deux mètres. Aujourd'hui nous creusons très lentement, pas plus de 10 cm par semaine, et le moindre vestige trouvé est daté au carbone 14, par des méthodes de plus en plus précises. L’importance du site justifie un réexamen de la chronologie par les méthodes utilisées de nos jours ».

escaliersLa découverte la plus récente mise à jour par les équipes du Prof. Finkelstein lors de la dernière saison de fouilles en 2016 est un ensemble de tombeaux, dont l’un, monumental, surnommé le "tombeau royal", dans lequel ont été déterrés de nombreux bijoux en or et ivoire, est l’un des plus grands et des plus riches de la période trouvés en Israël. Les nouvelles méthodes utilisées par les chercheurs, comprenant notamment la biologie moléculaire, ont permis d’analyser l'ADN d'échantillons osseux de deux hommes trouvés enterrés parmi les tombeaux, révélant qu'ils étaient frères, âgés l'un de 25 ans l'autre de 35, tous deux atteints d'une maladie osseuse. Les chercheurs pensent que ces tombeaux faisaient partie d'un cimetière réservé aux personnes influentes de l'entourage du roi. Par ailleurs, l’analyse des vestiges végétaux trouvés aux alentours indiquent l’existence probable d’un jardin à proximité du palais.

Des traces de vanille

« Les vestiges que nous avons dévoilés sont analysés dans les laboratoires du monde entier », explique le Prof. Finkelstein, qui signale notamment que l'une des trouvailles les plus curieuses sont des traces de vanille, apparemment importée d'Inde en 1600 BCE lorsque le pays de Canaan était sous le contrôle des Egyptiens. « Grâce à l'utilisation des technologies modernes notre lecture archéologique et historique est aujourd'hui moins simpliste », commente-t-il. « D’ailleurs le nom du premier roi de Megiddo dont la trace a été retrouvé dans les lettre d'el-Amarna en Egypte, au XIVe siècle BCE, Biridiya, indique également son origine indo-iranienne ».

« L’archéologie est une science expérimentale en trois dimensions. Ces dernières années se déroule une véritable révolution dans la transcription des découvertes. Nous possédons des logiciels qui nous permettent de reconstruire des modèles en 3 D très précis que nous réactualisons chaque jour. De plus des drones photographient périodiquement le site à partir d’en haut pour reconstituer un modèle global ».

AgnesLe site de Megiddo est au centre de controverses entre les archéologues : « Il existe un conflit sur la datation de certains des monuments découverts à Megiddo », explique le Prof. Finkelstein, « mais la datation au carbone 14 nous permet d’être de plus en plus précis ». Ainsi la porte principale de la ville attribuée par Yigaël Yadin à Salomon, devenue un symbole de la grandeur de celui-ci, aurait en fait été construite par Jeroboam II au 8e siècle BCE. « Son rôle n’est que peu évoqué dans la Bible, mais c’était pourtant un roi puissant qui a régné pendant 45 ans». De même les palais attribués à Salomon par Yigaël Yadin sont en fait postérieurs, et dus au roi Omri, fondateur du royaume d’Israël.

Ce n’est pas le seul présupposé archéologique contredit par le Prof. Finkelstein: selon lui, des deux royaumes rivaux qui ont coexisté entre 931 et 720 BCE, celui de Juda et celui d’Israël, le second était dominant : « Les deux royaumes ont coexisté en tout et pour tout durant 200 ans, et pendant 100 ans, c’est celui d’Israël qui a dominé, alors que la Bible présente les rois de Judée comme prépondérants », dit-il. 

Première manifestation de la vie urbaine

A côté des palais, le site de Megiddo présente également des zones de peuplement dont l’étude permet d’entrevoir la vie quotidienne des habitants: « Nous avons ici la plus intéressante manifestation de la première vie urbaine au Levant, quelque chose d’unique dans l’histoire humaine », commente le Prof. Finkelstein. « Ce que vous voyez ici est le meilleur de ce que l’archéologie peut proposer : à la fois une coupe transversale ‘verticale’, chronologique, de 4000 ans d’histoire à travers des niveaux de cultures et civilisations différentes, et une approche "horizontale" ou multi-facettes de chaque période permettant une comparaison anthropologique de la vie dans les palais et à l’extérieur, au sein de la population de la ville ».

A ce propos il rappelle une des ses récentes études en collaboration avec le Prof. Eliezer Piasetzky de l'Ecole de physique de l’UTA qui, basée sur l'analyse informatisée de 16 inscriptions trouvées sur le site de Tel Arad, forteresse militaire située dans une zone périphérique du royaume de Judée, a conclu à un niveau d'alphabétisation élevé de la population de la Judée à la fin du 7e siècle BCE. Outre l’analyse informatique, le Prof. Finkelstein s’aide également des méthodes de recherche en sciences de la vie, notamment de l’analyse génétique, qui a permis d’extraire la composition ethnique des habitants, entre autre de constater qu’une partie de la population de la ville de la période du bronze venait du Caucase, découverte en adéquation avec l’origine du nom du premier roi de Megiddo.

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Enfin, pour le Prof. Finkelstein, l’origine du discours eschatologique (sur la fin du monde) et messianique viendrait de l’évènement qui est à ses yeux le plus important parmi les nombreux épisodes bibliques qui se sont déroulés à Megiddo : la mort en 609 BCE de Josias, 16e roi de Judée, exécuté ou tué sur le champ de bataille par les Egyptiens selon les versions. Josias, à l’origine d’un retour du peuple de Judée vers la religion, après les exactions de ses prédécesseurs, est considéré comme le dernier roi légitime du royaume de Judée. Sa défaite à Megiddo marque la fin du règne de la lignée de David, le début de la résurgence du contrôle de l’Egypte sur la région, et la montée de l'empire babylonien. D’où selon le Prof. Finkelstein, l’origine de la tradition chrétienne de l’Armagedon, la catastrophe, qui sera aussi le lieu de la rédemption.

Professeur au Département d'archéologie et des civilisations du Proche-Orient antique de l'Université de Tel-Aviv, le Prof. Israël Finkelstein est détenteur de la chaire d'archéologie de l'ancien Israël à l'âge du bronze et du fer. Il est membre de l'Académie israélienne des Sciences et des lettres et 'correspondant étranger' de l'Académie française des Inscriptions et Belles Lettres depuis 2014.Groupe2

Lauréat du Prix Dan David 2005, il a été nommé en 2009 Chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres par le ministre français de la Culture. Il est lauréat du Prix Delalande Guérineau décerné par l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres pour son livre Le royaume biblique oublié. Considéré comme l'un des principaux spécialistes du Levant dans le monde, il est connu pour l'usage de méthodes de recherche de pointe, combinant l'exégèse traditionnelle des textes avec l'informatique et les sciences de la vie.


[1] BCE : Avant l’ère commune (Before Common Era en anglais, équivalent de avant JC)

"Je veux éveiller tout le monde": le réalisateur français Georges Benayoun à l'Université de Tel-Aviv

Le réalisateur français Georges Benayoun, invité de l'Association des amis francophones de l'Université Tel-Aviv, a présenté le 30 avril à l'Université son film documentaire-choc: "Complotisme: les alibis de la terreur", diffusé en janvier dernier sur France3. A l'issue de la projection, il a répondu aux questions du public. Un plongeon au cœur de la complosphère où s'agitent les conspirationnistes et leurs complices.

BenayounLa projection a été introduite par le Prof. Ruth Amossy, professeur émérite du Département de français de l'Université de Tel-Aviv. Agnès Goldman, déléguée générale de l'Association, a rappelé que ses évènements ont pour but de soutenir les étudiants de l'Université, et précisé que les fonds récoltés à l'issue de la soirée serviront à l'achat d'une caméra en 3D pour l'Ecole de Cinéma et Télévision de l'UTA.

"Georges Benayoun a tenu à offrir cette projection à l'association et a fait un voyage éclair à Tel-Aviv pour être parmi nous ce soir", a-t-elle déclaré. "Il s'est battu pour faire exister ce film, allant jusqu'à racheter les droits de son co-producteur frileux qui voulait couper des scènes. Le documentaire de ce soir touche au sujet sensible des théories du complot qui séduisent de plus en plus de jeunes par ses explications simplistes dans un monde toujours plus complexe".

Un documentaire "clair et courageux"

Réalisateur et producteur, Georges Benayoun a produit de nombreux films et séries à succès ainsi que des documentaires comme 'L'assassinat de Ilan Halimi : une affaire française', en 2014. "Complotisme", une co-production Mayanne Film avec la participation de France Télévision et la voix d'André Dussolier, a été réalisé entre 2015 et 2017, "pendant la vague de terreur la plus meurtrière qu'aie connue la France", a-t-il expliqué en amont de la projection. "Avec le co-auteur, Rudy Reichstadt, nous avons essayé de décrypter la place de ce phénomène dans la justification des actes de terreur, sur la base d'archives et d'entretiens avec des intellectuels spécialistes de la déradicalisation, des journalistes et des victimes du terrorisme".

BenayounStellaAgnesLa projection du documentaire, qualifié par le public de "clair et courageux", a été suivie d'un débat au cours duquel l'auteur a pu expliquer sa motivation pour le réaliser, et les difficultés qu'il a rencontré.

"Je voulais que le mot Jihad apparaisse dans le titre", a-t-il affirmé."Mais la chaine France 3 pour lequel le film a été tourné a trouvé que c'était trop 'clivant'. Il existe un déni total soigneusement entretenu autour de ce thème. Ce film était un OVNI. On n'imagine pas ce que cela a été pour les journalistes de France 3 de le diffuser. Quinze jours avant la projection nous avons eu des dizaines de demandes d'interviews qui ont toutes été annulées au dernier moment. Après la diffusion, il n'y a eu aucune réaction. Le seul qui semble avoir quelque peu évolué suite au film est Thierry Ardison, mis en cause. Par contre, nous avons fait un très beau score sur France 3", conclue-t-il sur ce point.

"Il y a deux théories du complot qui se complètent dans ce film", explique-t-il: " celle du 'complot judéo-croisé' selon laquelle la responsabilité de la haine du musulman pèse sur les Juifs et l'occident, et celle du 'complot fabriqué', plus 'scientifique' pour laquelle toutes les actions visant à discréditer les musulmans sont organisées par les services secrets qui implantent des agitateurs etc.". Il raconte que le film comportait une partie historique de 25 minutes qui a dû être écourtée à cause d'impératifs de distribution. "Je veux éveiller tout le monde et pas seulement les jeunes. J'ai voulu montrer des choses que les gens n'avaient pas vu", a-t-il déclaré.

L'école débordée

Entre autre, le documentaire présente des morceaux d'archives rares dans lesquelles on voit notamment le prédicateur Tariq Ramadan aux côtés du directeur du site Médiapart, Edwy Plenel : "Si l'on veut creuser, il existe deux idéologies très fortes basées sur le même processus d''entrisme', c'est-à-dire de pénétration dans la société pour la faire exploser de l'intérieur: le troskysme et celle des Frères musulmans", commente-t-il. "Se rapprochement est symbolisé par le côte-à-côte entre ces deux personnes".

Quant à la capacité de nos sociétés à faire face au mythe du complotisme, voire à y échapper, l'auteur est pessimiste: "J'ai présenté ce film devant des jeunes de 16 ans, et leurs réactions m'ont abasourdies, car ils réfutent les faits. Le problème est préoccupant, puisqu'on ne saurait construire de société sans bases communes. Mon sentiment est donc que c'est un peu tard, malgré les efforts actuels du Ministère de l'éducation nationale dans ce domaine. Nous sommes témoins d'une accumulation de signes qui font qu'on ne comprend plus ce qui est en train de se passer en France et ailleurs en Europe. A cela vient se greffer un problème social: dans les quartiers musulmans, les pères sont souvent absents, les mères travaillent pour faire vivre leurs enfants qui se trouvent livrés à eux-mêmes et incontrôlés; ce qui fait qu'il y a peu d'espoir que le changement vienne du côté des familles".

La réaction ne viendra pas non plus par Internet, car, dit-il : "Pour 42 000 sites complotistes, il y en a 42 prenant leur contrepied. Le rapport est donc de 1 pour 1000". Le seul point d'espoir pour Georges Benayoun réside dans l'idéalisme de certains enseignants "qui y croient encore": "Pendant le tournage de mon documentaire 'Profs en territoires perdus de la République', j'ai rencontré des gens formidables, qui se levaient tous les matins pour aller affronter leurs élèves. Pour moi ce sont des héros, et s'il y a un espoir, il est là. C'est l'école qui peut déconstruire les processus. Malheureusement elle est débordée".

"Arrêtez d'inviter des Soral et des ramadan à s'exprimer !"

Pour lui, par contre, la presse a une part de responsabilité dans la diffusion du phénomène, car elle donne un plateau au tenant des théories complotistes sans leur donner la contradiction: "Arrêtez d'inviter des Soral et des Ramadan à s'exprimer ! Vous faites leur gloire", dit-il.

A ses yeux le travail de déconstruction des mythes doit être accompli par la communauté musulmane elle-même: "il existe une petite intelligentsia dans l'islam qui se lève, et qu'il faut d'ailleurs soutenir car elle est en danger. C'est à elle de s'exprimer et de faire ce travail".

Le Dr. Ariel Tolédano à l'Université de Tel-Aviv: "J'ai voulu transmettre, je suis un passeur"

Le Talmud est-il précurseur de la médecine moderne ? Tel était le titre de la passionnante conférence donnée dimanche 22 avril par le Dr. Ariel Toledano en exclusivité à l'Université de Tel-Aviv, à l'invitation de l'Association des Amis francophones de l'Université. Pendant plus d'une heure, il a entrainé son nombreux public dans une plongée au cœur de cet océan de connaissance qu'est le Talmud, montrant comment un savoir retranscrit entre les 3e et 6e siècles préfigure les sciences contemporaines.

ToledanocoverEn amont de la conférence, Agnès Goldman, déléguée générale de l'Association, a rappelé que celle-ci, créée il y a deux ans, a pour but le financement de bourses pour les étudiants de l'Université et la subvention de programmes de recherche. Elle remercie au passage la Banque Discount, qui soutient les évènements de l'Association, et annonce le lancement d'une opération de crowdfounding les 25-26 et 27 mai pour l'achat d'une caméra 360 degrés pour l'Ecole de cinéma de l'UTA.

'Le coeur comprend la connaissance'

Le Prof. Stella Amossy, professeur émérite du Département de français de l'Université de Tel-Aviv, présente ensuite le conférencier, médecin vasculaire, chargé d'enseignement d'Histoire de la médecine à l'Université René Descartes - Paris V, et auteur de nombreux ouvrages reliant la médecine et la tradition judaïque, dont La médecine du Talmud et Médecine et Kabbale.

C'est en étudiant l'histoire de la circulation sanguine que le Dr. Tolédano, passionné d'histoire de la médecine, en est venu à s'intéresser à son lien avec le Talmud. Pour lui, pas de doute, les bases de la médecine moderne y figurent déjà en filigrane: "Il faut comprendre qu'à l'époque gréco-romaine, la conception du corps humain était différente de la notre", explique-t-il. "C'était le foie et non le cœur, qui était considéré comme le centre de l'organisme, et l'on pensait que les artères transportaient non du sang mais de l'air". Il est alors tombé sur un vif débat qui se déroule dans le traité Houlin du Talmud de Babylone, entre deux personnages: Schmuel, proche de la tradition gréco-romaine, et Rav qui, lui, pensait que les vaisseaux parvenaient au cœur.

ToledqnosignqtureCompilation des interprétations de la Bible par les Sages, le Talmud, de la racine hébraïque LMD (qui a donné notamment LAMAD, apprendre, et LIMED, enseigner), est le texte central du judaïsme rabbinique. "Toutes les spécialisations médicales sont abordées dedans", commente le Dr. Tolédano, qui précise le lien particulier entre le texte et la médecine vasculaire: "Les deux lettres frontières de la Torah, le Bet (B) et le Lamed (L), sont celles qui forment le mot LEV, 'cœur' en hébreu". L'hébreu, relève-t-il, est la seule langue dans laquelle les lettres ont des noms. Rabbi Akiba, considéré comme l'un des fondateurs du judaïsme rabbinique, nous donne justement le sens de la lettre Lamed, la seule de l'alphabet hébraïque qui se situe au-dessus de l'interligne, et "nous tire vers le haut. Le nom de la lettre est formé des initiales des mots 'Lev Mevin Dat': 'le cœur comprend la connaissance'. Lorsque que le cœur cesse de battre, la vie cesse; de même lorsqu'on arrête d'apprendre".

Les principes fondamentaux de la médecine moderne

De plus dans la Bible hébraïque, chaque lettre possède une valeur numérique, ce qui permet d'aller plus loin dans l'interprétation des textes: c'est la Gematria, sur laquelle est fondée la kabbale. "Le Lamed est associé au 30. Les lettres du mot LEV, Lamed et Bet, s'additionnent pour former 32, soit les 22 lettres de l'alphabet hébraïque et les 10 nombres premiers, c'est-à-dire l'ensemble de la connaissance. Les médecins cherchent ce que le corps cache, et les kabbalistes ce que le texte cache".

toledqnodeboutMais selon le Dr. Tolédano, ce n'est pas seulement la compréhension des règles de l'anatomie que l'on retrouve dans la Bible et le Talmud, mais également celles de principes fondamentaux de la médecine moderne. Par exemple: la prévention, née pour lui dans le texte de la Bible, dans le Livre de l'Exode, chapitre 15, verset 26, littéralement: 'Si tu es fidèle à toutes ses lois, aucunes des maladies dont j'ai frappé l'Egypte ne t'atteindra, car je suis Dieu ton médecin', verset traduit et interprété dans la Bible rabbinique comme 'moi l'Eternel, je te préserverai': "Le médecin agit d'abord par la prévention, notion parfaitement moderne".

Autre idée moderne du Talmud qui s'oppose à la conception dualiste d'Hippocrate en vigueur à la même époque: l'union du corps et de l'esprit. "Pour Maimonide, la plus éminente autorité rabbinique du Moyen-âge, le corps est quelque chose de magnifique. A travers la fonctionnalité des organes, Dieu a accompli quelque chose de complet et de merveilleux. De même, pour le Rabbin Moshe Isserles, codificateur du Choulkhan Aroukh pour les communautés ashkénazes, Dieu accompli des merveilles à travers le corps humain. C'est l'idée de l'union du corps et de l'esprit, qui s'oppose à la pensée gréco-romaine du dualisme".

Prévention, contamination et thérapie génique

Le Dr. Tolédano poursuit son inventaire des concepts contemporains ayant fait leur apparition dans le Talmud avec l'idée de contagiosité, selon laquelle des particules invisibles à l'œil nu peuvent être responsables des maladies. Idée, qui a du attendre 1865 pour naitre en Europe avec Louis Pasteur, le conférencier rappelant d'ailleurs que vingt ans auparavant, un médecin viennois qui avait découvert que les femmes en couche mourraient de fièvre puerpérale lorsque leurs médecins passaient directement des autopsies aux accouchements et proposait qu'ils se désinfectent les mains entre les deux, avait fini sa vie dans un hôpital de fous. "Dans la Torah, on ne peut consommer le corps d'un animal mort ('nevela', charogne) ni même le toucher. C'est l'idée du corps mort qui contamine ". De même dans le récit des serpents brûlants dont la morsure fit mourir les Hébreux dans le désert. Pour les en préserver Dieu dit à Moïse 'confectionne-toi un serpent'. Et celui-ci en fabriqua un en cuivre, 'Nekhoshet', mot de la même racine que 'Nakhash', serpent en hébreu: c'est le mal et le remède ensemble, principe de la thérapie génique. D'ailleurs Moïse est pour moi un grand hygiéniste". Le Dr. Tolédano avance même l'hypothèse d'un contact possible entre un chercheur talmudique du 19e siècle, Israël Rabinovitch, dont on sait qu'il avait rencontré le célèbre physiologiste Claude Bernard, avec Pasteur, lorsque celui-ci faisait ses recherches sur la rage.

Pour terminer sur une note d'espérance, le Dr. Tolédano donna l'exemple de Sarah, épouse d'Abraham, qui eu le bonheur de retrouver son flux mensuel à un âge avancé, "…alors que chez Hypocrate, les règles sont conçues comme quelque chose de pathologique. Dieu voulait donner à Abraham l'espoir d'avoir une descendance. C'est cette forme d'espérance que j'avais envie de vous donner ce soir. Bien que fils et arrière-petit fils de rabbin, je suis avant tout un médecin, mais j'ai voulu transmettre, je suis un passeur".

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La conférence, émaillée de Gematria et de citations bibliques en parfait hébreu, fut suivi d'un débat avec le public. Elle avait été précédé d'un cocktail au cours duquel le Dr. Tolédano a dédicacié son livre, La médecine du Talmud.

 

Les Amis francophones de l'Université de Tel-Aviv

Tél.: 972 (3) 6408769  I e-mail: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

De Moscou à Tel-Aviv : l’histoire du théâtre israélien racontée à l’Université de Tel-Aviv

Dans un mini-cycle de conférence organisé par l’association des Amis francophones de l’Université de Tel-Aviv, le Prof. Nurit Yaari ancienne directrice du Département de théâtre de l’Université nous a fait partager ses profondes connaissances et son immense amour du théâtre israélien. Des ateliers du Théâtre d’art de Moscou à la naissance d’un art de la scène proprement hébraïque, les moments forts de l’histoire du théâtre israélien.

Habima salle pleyelLe théâtre national Habima de 1917 à nos jours

Le théâtre Habima, qui a fêté cette année ses 100 ans, est le point de départ de tout le théâtre hébraïque. Sa création, à Moscou en 1917, est liée au renouveau de la langue hébraïque, œuvre d'Eliezer Ben Yehouda, et à l'explosion d'une nouvelle culture juive moderne non religieuse, à partir de la fin du 19e siècle. Son premier choix fut d'adopter l'hébreu, face à un public qui ne le comprenait pas, en remplacement du yiddish qui avait été la première langue du théâtre juif depuis son apparition vers le milieu du 19e, après des siècles d'interdiction rabbinique. Ainsi, la naissance du théâtre hébraïque et celle de l'hébreu comme langue quotidienne sont-elles concomitantes.

La troupe de théâtre Habima est née de la rencontre en Russie entre Nahum Zemah et Hana Rovina, alors institutrice, qui avec un groupe de jeunes juifs désireux d'utiliser la langue hébraïque, créèrent un petit studio sous l'égide du Théâtre d'art de Moscou et de son directeur, Constantin Stanislavski. Celui-ci chargea son meilleur étudiant, le metteur en scène Evgueny Vakhtangov de les former en tant qu'acteurs, selon sa propre méthode d'enseignement, basée sur la mémoire affective et le vécu propre des comédiens. Ces derniers devaient entre autre, travailler du matin au soir et n'avaient pas le droit de se marier ni de se mettre en couple.

Dibbouk croquisParmi les deux pièces de la troupe mises en scène par Vakhtangov, on peut citer le Dibbouk de Shalom Anski, traduit du yiddish par Bialik, avec Hanna Rovina dans le rôle de Léa, personnage qu'elle jouera jusqu'à l'âge de 80 ans -  production devenue légendaire et qui symbolise encore aujourd'hui le théâtre juif.

Ayant quitté Moscou en 1926 pour partir en tournée en Europe et aux Etats-Unis, Habima acquiert rapidement la réputation d'une des meilleures troupes du monde. Arrivée en 1929 en Israël, où il existe déjà deux troupes de théâtre, Haoel et Life, elle fait appel à un metteur en scène de Moscou pour monter ses premiers spectacles, et devient rapidement une troupe d'importance nationale, dotée d'un répertoire permanent de pièces du théâtre classique traduites en hébreu. En 1935 sera construit le théâtre Habima lui-même, sur son emplacement actuel.

Naissance du Caméri

En octobre 1944 Yosef Milo, jeune metteur en scène né à Prague mais arrivé en Israël avec sa famille à l'âge de 4 ans, rassembla quatre acteurs: son épouse Jemima, Rosa Lichtenstein, Avraham Ben-Yosef et Batya Lancet pour monter un spectacle de 4 sketches dans les sous-sols du cinéma Moghrabi à Tel-Aviv. Le spectacle connut un grand succès, et la troupe décida alors de monter un théâtre véritablement israélien, fondé sur une génération de jeunes acteurs ayant grandi dans le pays et parlant couramment l'hébreu, par opposition au théâtre Habima formé d'acteurs souvent âgés, d'origine russe, et dont le répertoire était essentiellement classique.

Officiellement créé en février 1945, le Caméri fut alors rejoint par Yossi Yadin et Hanna Maron, qui devinrent par la suite ses principaux acteurs. Il dut jongler entre la nécessité de former son public à la tradition occidentale classique, en raison du manque de répertoire local, et le désir de  mettre en place un théâtre original qui soit le reflet de la société israélienne et de son vécu. C'est dans cet esprit que pendant la guerre d'indépendance de 1948 Yosef Milo monta la pièce "Il allait dans les champs" ("Hou alah baSadot"), adaptée d'un roman de Moshé Shamir, avec Hanna Maron et Emmanuel Ben Amos, tragédie israélienne contemporaine aussi bien au niveau de  l'intrigue, de l'actualité du sujet que des symboles. La pièce, qui connut un succès extraordinaire, est considérée comme le début du théâtre israélien.

Hana MaronDans les années suivantes, le Caméri continua sur sa double lancée: adaptation du théâtre classique et mise en scène de pièces originales. Le théâtre de Molière fut traduit par Nathan Alterman et celui de Shakespeare par Avraham Shlonsky. En 1952, Orna Porath, deuxième grande actrice du théâtre, interpréta Jeanne d'Arc, puis Electre d'Euripide, première tragédie grecque jouée au Caméri, avec des décors de Dani Caravan et sur un sol en pierres du Golan. En 1971, Yossi Israel mit en scène Médée de Sénèque, dans des décors d'Yigal Tumarkin, avec Hanna Maron, Zaharira Harifai et Zeev Revah, pièce pendant la durée de laquelle Maron, en déplacement, se retrouvera dans l'avion d'El Al détourné vers Munich et sera amputée d'une jambe.

 Face à ces adaptations des œuvres classiques, le théâtre monta en 1954, Kasablan, sorte de West Side Story israélien du dramaturge Yigal Mossinsohn, puis des pièces originales d'Alterman, comme L'auberge des vents, Kinereth Kinereth, La reine Esther, ou Le roi Salomon et Shlomi le cordonnier.

Le metteur en scène le plus marquant du Caméri depuis la fin des années soixante fut Hanoch Levin, dont les pièces imprégnées d'une critique sociale et politique virulente, éveillèrent bien souvent des scandales. Sa revue satirique La reine de la salle de bain, caricature de la période d’euphorie qui suivit la guerre des six jours, montée en 1970, provoqua des manifestations violentes des spectateurs dans la salle et dut être arrêtée au bout de quelques représentations. Elle est cependant considérée comme un jalon fondamental de la satire israélienne. Auteur de 57 comédies et tragédies, dont 30 mises en scène par lui-même,  et 25 montées à l'étranger et non en Israël, Levin s'est employé à montrer aux spectateurs la souffrance de l'autre, et la responsabilité de l'homme envers son prochain.

En 1961, le Caméri déménagea vers le passage Hod sur l'avenue Dizengof, et en 2002 au Centre des Arts de la Scène de Tel-Aviv où il se trouve actuellement.

Les archives nationales du théâtre israélien

archives theatralesEnfin, le mini-cycle de conférences s'est terminé par une visite des archives théâtrales israéliennes, situées au sous-sol de la bibliothèque Sourasky à l'Université, avec la participation de Dr. Olga Levitan, directrice du centre d'archives.

Le Centre israélien de Documentation des Arts scéniques a été créé en 1970 à l'initiative de Shimon Lev-Ari, professeur au département de théâtre, qui a passé sa vie à collecter les documents pas à pas auprès des acteurs et des metteurs en scène. Constitué jusqu'à l'an dernier de cartons empilés dans des caves humides, il a été restauré grâce au concours des Amis français de l'Université, en particulier Zana et Bernard Murat, et renferme plus de 6000 fichiers et 1500 documents sonores et filmés, photos, et archives privées de personnalités célèbres du théâtre israélien.

Parmi ses trésors, on trouve les costumes des actrices Hanna Maron et Orna Porath dans la pièce Marie Stuart montée pour la première fois au Caméri en 1961, l'affiche de Michal fille de Saul, première pièce israélienne écrite en hébreu et montée par le théâtre Habima, jouée en France pendant sa tournée des années 40, des bibliothèques privées de professeurs de l'université léguées aux archives, des maquettes d'Arie Navon, scénographe des premières pièces du Caméri, "Il allait dans les champs", "Le roi Salomon et Shlomi le cordonnier" etc…, une maquette des décors de la mise en scène de Hanoch Levin pour sa pièce L'enfant-rêve, et une d'Œdipe Roi, première tragédie grecque mise en scène par Habima en 1947.

Sont également conservés aux archives les objets qui ont récemment présentés au public lors de l'exposition organisée à l'occasion du centenaire du théâtre Habima. Parmi les documents les plus passionnants, une lettre adressée par la troupe à Goebbels, ministre de la propagande hitlérienne, en 1937; un "planning" manuscrit des spectacles donnés par le théâtre pendant sa tournée en Europe dans les années 20, comprenant la liste des pays, des villes et des théâtres où la troupe s'est produite, et jusqu'au nombre de représentations; des affiches de spectacles donnés par Habima  dans les années vingt et trente en Russie et en Europe - à Londres, en Italie, à la salle Pleyel à Paris, et notamment une de la représentation du Dibbouk à Magdeburg en Allemagne en 1927; des photographies originales de spectacles, prises à Moscou, à Tel-Aviv et en Allemagne, dont une extraordinaire collection des sœurs Hess, célèbres photographes expressionnistes allemandes de la fin des années 20; des illustrations de presse des journaux de la Diaspora représentant les acteurs d'Habima dans divers rôles; un certificat honorifique décerné à la troupe à Paris en 1937, des croquis originaux d'Emmanuel Luftglass pour la pièce Cette terre, et bien d'autres documents.

Signalons également une touchante marionnette du théâtre de Paul Lévi, où Yosef Milo, fondateur du Caméri, avait débuté sa carrière.

Nurit archives

 

Photos 1,2,4,5: Université de Tel-Aviv (Crédit obligatoire)

 

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